salut les amis !

Bonjour à vous,
du 17 aout 2008 au 12 juin 2009, nous sommes partis en Amérique du Sud pour un chapitre à part dans le grand voyage de notre vie. En famille, cette année aura été d'autant plus belle qu'on n'en garde que les meilleurs souvenirs, les moments difficiles ont tendance à s'effacer ! Sans aucun regrets donc et heureux d'avoir pu vivre cette expérience, nous voilà maintenant prêts à nous replonger dans la vie française et tout ce qui l'accompagne. Notre voyage fait désormais escale dans les Pyrénées. . . pour longtemps cette fois.

Très loin et si proches ...

Tous vos commentaires nous rattachent à notre vie en France, ils nous font plaisir, ils nous font même du bien... merci

Et voilou, la boucle est bouclée !

Et voilou, la boucle est bouclée !

jeudi 11 juin 2009

vous avez été super ! ! !

A l'heure de conclure cette belle aventure, nos pensées vont vers tous ceux qui nous ont accompagnés durant cette année. Famille, amis, soyez-en tous remerciés. A ceux qui ont géré nos affaires en France, ceux qui nous ont soutenus par leurs lectures, commentaires et messages, par leur participation financière lors de notre mariage ou par leurs précieux conseils, nous adressons ici un énorme bisou, Eric s'est rasé exprès, c'est tout doux, profitez-en !

Nous souhaitons également embrasser bien fort nos parents, à qui nous avons « emprunté » les petits enfants pendant quelques jours qui ont dû leur paraître bien longs, qui se sont certainement inquiétés au début et qui nous l'on même pas dit !

On a pu vivre ce voyage parce que l'on a été bien entouré. UN GRAND MERCI A VOUS TOUS, et que la vie vous soit douce...le plus souvent possible ! ! !

samedi 6 juin 2009

Un premier bilan ?

Il est certainement trop tôt pour faire un bilan de cette année passée de l'autre côté de l'Atlantique. Mais les premières réactions « à chaud » sont parfois intéressantes.
Et comme souvent, nous avons tendance à ne retenir que les bons souvenirs ! Des endroits magnifiques, des lacs incroyables, des contacts avenants et des personnes souriantes certainement plus en confiance grâce aux enfants, la tranquillité magique des bivouacs … Quelques difficultés ? Oui, bien sûr. Bouger tous les jours ou presque devient fatigant, encore davantage quand on est tous les 5 24h sur 24. La patience manque en même temps que les tensions apparaissent, entre grands, entre petits. On se met alors « dans le rouge ». Mais est-ce vraiment dû au voyage ? Combien de personnes se mettent « dans le rouge » à cause d'une routine trop tranquille ? On apprend alors un peu à gérer ces moments délicats. Maintenant que le voyage est terminé, il reste une agréable impression d'avoir réussi notre projet. L'aventure semble comme une randonnée en montagne : il y a toujours un moment où on se demande ce qu'on fait là, à marcher bêtement, mais on est bien content quand on arrive au sommet. Et on se promet de recommencer !

Refaire un autre voyage ?

Ben, justement. Une frustration demeure : celle de n'avoir qu'effleuré les endroits que l'on a vu. La terre de Feu est très belle à la fin du printemps. Mais elle n'existe qu'avec le mauvais temps qui l'accompagne. Que devient-elle en hiver ? Comment vivent alors ses habitants, ses centaines de moutons ? Autant de choses que l'on ignore. On a maintenant envie non plus de voir un endroit, mais de vivre cet endroit, d'y habiter, d'y rester longtemps, d'y travailler, de mieux le connaître. Attention : scoop ! Nous avons donc décidé de repartir, mais sans camion. On reste à un endroit, on prend une maison, pour longtemps. On repart donc en août, dans deux mois. Nous n'avons pas beaucoup hésité pour notre nouvelle destination : les Pyrénées.

vendredi 5 juin 2009

Pour finir en beauté


Cette dernière semaine aura clôturé notre voyage de la plus belle des manières, avec les amis que l'on a rencontrés ici. Nous avons rejoint Florence et Didier au centre d'entrainement de Buenos Aires où Didier doit travailler avec l'équipe argentine de kayak jusqu'en décembre. Nous avons donc posé notre camion à côté du leur, on y dort dedans tout en profitant des installations collectives du centre, douches sanitaires et cuisines. L'emploi du temps est chargé : grand nettoyage du camion, chasse au trésor, crèpes et gateaux avec Florence, sortie kayak avec Didier, les petits – huit en tout - sont contents et les grands sont tranquilles ! Nous sommes également allés embrasser Andrès et Maria une dernière fois à Bahia Blanca, à 600 km au sud, le temps d'écouter un dernier concert de tango symphonique et de papoter encore un peu. Une bonne semaine sans penser à rien, à profiter des gens que l'on apprécie.

vendredi 29 mai 2009

J - 13

salut à tous,
on a été longs mais ce n'est pas QUE de notre faute. Les connexions internet ne sont pas ici aussi efficaces qu'ailleurs. Tout va bien, rassurez-vous. A J-13 maintenant, nos visites sont finies. Il ne nous reste plus qu'à redescendre sur Buenos Aires chez Florence et Didier (les 64 rencontrés dans la Vallée sacrée). Préparatifs de départ et nettoyage du camion sont au programme. Nous irons aussi rendre une dernière visite à Maria et Andrès, le couple de danseurs. Ensuite, ce sera l'avion pour Paris puis Toulouse puis . . . tout ce qui va avec !

lundi 25 mai 2009

des lacs, du désert, du sel, des flamands roses . . .

4 jours pas comme les autres. Nous avons laissé notre fourgon pour nous embarquer dans un 4x4. Fabio sera notre chauffeur guide et Anna la cuisinière. 4 jours pour rouler dans ce vaste sud-ouest de la Bolivie : le Lipez. Beaucoup de temps passé dans la voiture à admirer encore une fois les merveilles d'une nature généreuse, colorée et variée. Un grand lac rougi par de minuscules algues abris de centaines de flamands roses, un autre bleu turquoise au pied duquel le Licancabur s'élance vers ses presque 6000 mètres, des pierres érodées par le temps, des déserts de sable, un autre de sel, le plus grand de la planète, du blanc à perte de vue sur plus de cent kilomètres. Le tout relié par des pistes encore sauvages... Quatre jours nécessaires pour s'immerger et s'imprégner de ce décor hors du commun. Ici, l'homme est tout petit même s'il s'adapte. Quatre jours, le temps de se croire dans un autre monde. Quatre jours pour adultes, pas très ludiques pour les enfants...

dimanche 24 mai 2009

Fabio a 27 ans, 2 enfants.


Avant, il travaillait dans la construction à Uyuni. Mais depuis deux ans, il est chauffeur et amène les touristes occidentaux admirer les merveilles naturelles de la région, de sa région, celle où il est né, où il vit. Chaque tour dure quatre jours. Le temps de rentrer pour nettoyer et réviser son 4x4 et le voilà reparti. Les tours s'enchainent sans interruption de mai à septembre, il ne verra pas beaucoup ses enfants. Le Lipez ? Il en connait le labyrinthe des pistes par cœur. « Dans la construction, j'étais mieux payé, mais je préfère travailler avec les gens.

- Et ça ne t'ennuies pas de toujours faire le même parcours ?
- Le parcours est le même mais les gens sont différents. Je m'ennuie quelques fois quand les gens sont réservés ou quand ils ne parlent pas beaucoup l'espagnol "

Fabio n'est pas souvent chez lui, il s'ennuie parfois. Son bureau est sa voiture et son lieu de travail un des endroit les plus magnifiques de la planète.

dimanche 17 mai 2009

La douceur de Sucre





Après Sajama et ses incroyables décors de montagne, après Coroico et sa végétation tropicale, la Bolivie nous a présenté cette semaine un visage encore bien différent de tout ce que l'on avait pu voir jusque-là : la ville de Sucre. A 2800m d'altitude, une altitude moyenne pour le pays, le climat est d'une douceur surprenante, même en cette fin d'automne. Cela pourrait correspondre à un bon mois de mai en France. Ici, contrairement à La Paz, les rues sont larges, bordées de trottoirs dignes de ce nom et de bâtiments sans cesse repeints en blanc. La ville se fait ce mois-ci encore plus belle : c'est le 25 mai 1809 qu'a eu lieu à Sucre la première révolution d'Amérique latine contre l'occupant espagnol. Calculez... On est en pleine célébration du bicentenaire de ce « premier cri de liberté en Amérique ». On y circule malgré tout tranquillement, sans être stressés par d'hystériques taxis. A Sucre, la vie est plus facile. On y sent des salaires nettement plus élevés, révélés par beaucoup plus de voitures neuves que dans le reste de la Bolivie. Mauricio, 27 ans, en est un exemple, lui qui vient chercher sa Claudia chérie là où nous logeons dans son 4x4 neuf . . . offert par son père ! Papa, si tu veux, je pourrai te donner quelques idées en rentrant ;) Autre exemple : la belle maison de campagne de nos très sympathiques logeurs. Tifaine veut la même en rentrant ! Ici, ville universitaire, les filles ont des lunettes de soleil top mode et des jeans taille basse, les petits gars ont du gel dans les cheveux. Certains ont même des scooters et des cigarettes ! C'est sûr, ce n'est pas ici qu'Evo Morales aura obtenu la majorité de ses voix pour sa nouvelle constitution favorisant les populations indiennes ! Un climat agréable, une ville propre, des rues larges et des revenus confortables : la ville de Sucre est douce avec ses habitants.